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public: LA FIN DU PHENOMENE DES PAREURS « NATUREL ».  
Auteur : fonseca dominique
Publié: 26/4/2011/
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LA FIN DU PHENOMENE DES PAREURS « NATUREL ».

La pertinence et la constance du raisonnement des artisans maréchaux-ferrants, membres de l’UFM , au sujet des pseudos pareurs « naturel », sont confirmées actuellement par des dispositions juridiques, judiciaires et socio-économiques mais aussi par des démonstrations scientifiques australiennes.

Le travail, l’expérience, les connaissances et la compétence des maréchaux-ferrants étaient vertement attaqués, depuis de nombreuses années, par de faux ingénieurs en biomécanique du pied du cheval, des diplômés d’Amérique, des pigistes de l’aviation et autres « penseurs en maréchalerie» de la fin du XXe siècle.

Par ce discours, fondé sur le dénigrement ciblé des techniques de travail des maréchaux-ferrants, ils influencèrent quelques propriétaires de chevaux, ignorants et naïfs.

Puis, il mirent leurs théories en application. Leurs théories, car il y en avait autant que naissaient de prophètes.

Et les résultats de l’application de ces théories ne se firent pas attendre. Ils étaient, bien entendu, mauvais.

Donc, ces « gourous » devaient envisager des solutions pour limiter les effets dévastateurs de leurs travaux.
C’est pourquoi, ils sont devenus poseurs « d’hipposandales » comme on le faisait au temps des légions romaines, du dernier siècle avant J.C.

Ils ne voyaient pas qu’ils faisaient faire un retour dans le temps aux propriétaires de chevaux, en réinventant le besoin de protéger par des orthèses les pieds de ces derniers, lorsque ceux-ci ne pouvaient plus marcher pieds nus, à l’instar de ce qu’avaient déjà pensé les anciens Grecs. Quelle modernité dans cette démarche pseudo scientifique!

Alors que l’art de la maréchalerie, si critiqué par ces personnes, consiste depuis toujours à faire marcher, au mieux, les chevaux en employant des techniques diverses comme le sont le parage ou le ferrage que l’artisan maréchal-ferrant, mettra en œuvre en fonction des besoins exprimés pour une exploitation optimale des équidés.

Du reste, les maréchaux-ferrants ne pouvaient accepter de voir les animaux, pour lesquels ils donnaient leur vie professionnelle, astreints à supporter les méfaits d’individus qui les rendaient boiteux.

Sinon, pour quelle raison des artisans maréchaux-ferrants se seraient-ils positionnés contre une technique qui faciliterait le bien-être des chevaux?

Les maréchaux-ferrants sont-ils contre la vermifugation? non. Les maréchaux-ferrants sont-ils contre la régularisation de la table dentaire ? Evidemment, non !

Alors, pourquoi aurions nous été contre des pareurs de pieds de chevaux tandis que nous faisions déjà ce travail d’entretien des pieds des équidés et ce depuis toujours ?

Eh bien, pour une très bonne raison : parce que les personnes qui s’octroient le droit d’effectuer sur des équidés un travail qui demande habituellement 3 années d’apprentissage, elles, le font après 3 jours de formation…. sur des pieds morts.
Puis s’essayent sur des chevaux, sans encadrement.

Et pourquoi n’acceptons nous pas ce leurre?
Parce que nous avons l’habitude et l’expérience de former un grand nombre de jeunes et de moins jeunes et nous savons, de fait, que, même avec des connaissances théoriques, il est nécessaire de passer du temps sous la surveillance d’un praticien rigoureux et compétent pour réaliser un travail adapté aux besoins des chevaux.

Alors!… après 3 jours de formation théorique et pratique par des « formateurs » eux-mêmes issus d’un système d’éducation succinct .
A quels résultats voulaient-ils parvenir ?…vendre des chaussures pour chevaux, de l’outillage, des produits et des pensions ? et bien oui, c’est-ce qu’il font.
Mais aussi celui de vendre des stages pour des propriétaires crédules ou n’aimant pas leurs chevaux, puisque capables d’accepter de voir ceux-ci boiter sans rien faire d’autre qu’invoquer le fatalisme.

Heureusement pour nos amis les chevaux, la société française et internationale a confirmé notre manière de concevoir notre domaine d’action pour les équidés, par des dispositions qui amèneront à la disparition, en l’état, de cette pseudo activité qui spécule au détriment des équidés.

Dispositions juridiques: le Législateur vient de modifier le Code rural en spécifiant qu’en dehors des vétérinaires, seuls les maréchaux-ferrants peuvent réaliser un «  parage » de pieds d‘équidés.
Cette activité, qui est un acte de médecine et de chirurgie vétérinaire, est dérogatoire à l’exercice illégal de la médecine vétérinaire. De fait, seuls et c’est bien normal, les maréchaux-ferrants peuvent en bénéficier au regard du sérieux de leur formation professionnelle et de leur compétence.
Donc, dès à présent, toute personne qui veut pratiquer un parage doit être maréchal-ferrant ou vétérinaire. Et, pour être maréchal-ferrant, il faut détenir un diplôme de niveau V dans le métier.
Nous avons obtenu cette disposition car nous avions sollicité l’Ordre National des Vétérinaires pour qu’il édicte un « parère » sur le parage qui aurait facilité la constitution de nos dossiers de plainte à l’égard des pseudos pareurs.
Cette modification du Code rural sera, néanmoins, profitable pour nos actions de défense de la profession.

Dispositions judiciaires: Dès l’an passé, l’UFM suite à une plainte simple fit condamner à une composition pénale Jacqueline Stenrod, une adepte de la méthode dite Strasser. Puis, Sébastien Pitette fût condamné à des dommages et intérêts pour avoir fait boiter le cheval d’un propriétaire particulier. Cette année, après une plainte avec constitution de partie civile, une juge d’instruction a mise en examen Anouck Nathan, une adepte de la méthode KC Lapierre.

Ces actions judiciaires donnent le ton de ce qui se passera dans l’avenir et ce, même si la justice coûte cher et est longue à se mettre en action avant de faire condamner une de ces personnes qui nuisent à notre profession et au bien être des chevaux.

Dispositions socio-économiques: Elles viennent des pseudos pareurs eux-mêmes. En effet, nos confrères et consœurs, membres de l’UFM, nous font remonter des informations comme quoi les pseudos pareurs qui faisaient payer leurs interventions 70€ le font désormais sur une base de 30€.
Cette réduction drastique, au moment où tout augmente, démontre le peu de qualité de leurs compétences mais aussi que leur discours ne convainc plus les propriétaires de chevaux.

En outre, certains pseudos pareurs nous font part des résultats sportifs que réalisent des chevaux qu’ils suivent et qui participent à des compétitions (cycle libre de dressage, trec) . Tout au plus ces résultats ne démontrent rien, de ce que nous savons ou réalisons déjà sur le long terme. Sinon, que les moyennes de vitesse, en endurance, sont inférieures à celles des chevaux qui ne souffrent pas dans leurs pieds. CQFD

Démonstration scientifique: Les pseudos pareurs naturels ne connaissant pas grand-chose au cheval en France ne s’étaient même pas penchés sur les berceaux de race de chevaux et poneys de France, pour en étudier les caractéristiques physiques liées à l’environnement, au moins.
Ils ne voyaient que par les mustangs d’Amérique et de la police municipale de San-Francisco. Quelles références ! Mais c’est dommage. Ils n’auraient pas reçu la correction qu’ils méritaient en opposant nos savoirs et nos expériences ( nous les empiriques comme ils disent, pensant avoir tout dit par là !!) à une démarche scientifique autre; s’ils avaient commencé par observer les pieds des poneys landais dans les Barthes et a les comparer avec ceux des pottoks de la Rhune.

Mais, c’est chose faite par l’expérimentation effectuée par des chercheurs vétérinaires australiens, Chris Pollit à la réputation internationale et Brian Hampson. Ceci sur un cheptel de 400 chevaux Brumby durant 4 années. Travaux retranscrit par Dominique Falisse dans les deux derniers numéros d’infor-maréchalerie que je ne peux que vous conseiller de lire et d’en tirer les conséquences.

Mais, tout ceci doit rappeler aux maréchaux-ferrants que c’est aussi par le travail peu consciencieux et inadapté, de certains d’entre-nous, que les pseudos pareurs ont pu construire une partie de leur discours.

Nous devons rester vigilants sur le sérieux et le contenu des formations de notre métier, sur la consistance des diplômes professionnels, et maintenir un haut degré de conscience professionnelle personnelle pour éviter des comportements laxistes et néfastes envers les animaux que les propriétaires nous confient.

Dominique Fonseca
 
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